Étymologie des noms des villages et lieu-dits

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Sommaire

[modifier] Marbais

(voir aussi l'article sur l'Histoire de Marbais)

Plusieurs étymologies peuvent être envisagées: soit Grand Marais soit un dérivé de Meerbeek (ruisseau de l'étang - De l'ancien germanique *mari, "la mare" et *baki, "le ruisseau"). Une autre étymologie fait du début du nom une contraction de marc ou merc, la limite car il s'agit du dernier village du doyenné de Fleurus.

  • Marebaco, 1060-1180
  • Marebais, Marbais, 814-816
  • Marebasia, 1101
  • Marbaix, 1260 (il y a toujours une entité de Marbaix près de Thuin en Hainaut).

[modifier] Le Camp

La plaine (campus) ou le camp.

[modifier] Marbisoux

Petit Marbais.

[modifier] Mellery

(voir aussi l'article sur l'Histoire de Mellery)

Le village s'est d'abord appelé Heis ou Hez du nom de la forêt qui entoure l'abbaye de Villers. Après, il s'est appelé Melenriu puis

  • Emelenriu (1197),
  • Melenriu (1244),
  • Maleries (1274),
  • Mlery (1320),
  • Melioriwe (1374),
  • Mellingrou (1403),
  • Melerieu (1436 et encore en 1607),
  • Millenriue (1464),
  • Mellioreu (1492),
  • Meliory[1] ou Meliori (vers 1650)
  • Melery en 1686,
  • Melairy en 1750[2] et enfin Mellery depuis 1787.

Le nom pourrait venir du roman Melle ou Mierl (même origine que le flamand Merck) qui signifie limite et du mot ri, de rivulus, petit ruisseau (ru). Donc, le petit ruisseau de la limite. Une autre étymologie parle du ruisseau des merles ou des milans. Une dernière étymologie pourrait faire remonter plus loin au gaulois melinos ou du gallo-romain melinus qui signifie jaune et donc ce serait le ruisseau jaune.


[modifier] Basse-Heuval

Partie basse du "val de Hodon"

[modifier] Culot

Du latin culum: l' extrémité, l' écart

[modifier] Haute-Heuval

Partie haute du "val de Hodon"

[modifier] La Tasnière

Il s'agit d'une tanière de blaireau.

[modifier] Sart-Dames-Avelines

(voir aussi l'article sur l'Histoire de Sart-Dame-Avelines)

Un sart (ou essart) est un terrain défriché. Une aveline est une espèce de noisette. Ce serait donc le sart de la Dame Aveline sans savoir s'il s'agit d'un prénom ou d'une dame "aux noisettes". Cette dame fait sans doute partie de la famille de Houtain et aurait fait entamer le défrichement mais on n'en trouve pas de trace. Le "s" est d'ajout récent.

Les premières références parlent de Sartum Damaveline(1263, 1290) on trouvera ensuite:

  • Sartum Dominae Avelinae (1273),
  • Sart-Dame-Aveline au XVIIIe siècle.

Mais aussi, de manière erronée:

  • Sart a Mavelinis (1374),
  • Sart a Mavelyn (1438, 1492),
  • Sart a Mavelin (1464, 1492),
  • Sart à Mavelines (1795).

[modifier] La Boscaille

Le taillis.

[modifier] Les Crolis

Ornières, tourbière ou marais

[modifier] Houlette

De l'ancien français *hulis : aux houx.

[modifier] Hutte

Cabane de guet en planche

[modifier] Jumerée

Propriété de Gaudomar

[modifier] Piraumont

  • Piermont (1383)
  • Pereaumont

Mont de Pierard ou de Pierre

[modifier] Tri Coquia

Friche près du moulin. Coquia signifiant le coq d'où la girouette qui évoque le moulin.

[modifier] Tilly

(voir aussi l'article sur l'Histoire de Tilly)

A l'origine, le nom de ce franc alleu s'écrivait Tillier. Plusieurs origines peuvent s'attacher à ce nom:

  • soit encore le latin tilia (tilleul)
  • soit enfin, un hydronime: La Thyle, ruisseau qui prend sa source à Sart et traverse l'abbaye mais qui ne passe pas vraiment sur le territoire de Tilly.
  • soit encore du bas latin tuillerum ou tuilherius [3] un dérivé de tegula (tuile) mais il n'y a pas trace de carrière d'argile ou d'une fabrique de tuiles à Tilly.

Le nom s'est écrit successivement:

  • Tillir
  • Tillier en 1200, 1383, 1413
  • Tilhier en 1233, 1310, 1412
  • Tilgiers en 1403
  • Thillier en 1554, 1567
  • Tilly en 1435, 1449
  • Tylly en 1497
  • Thilly en 1473, 1530, 1549, 1568, 1686
  • Thyly au 15e siècle.

[modifier] Dreumont

A l'origine: Draimont. C'est le mont défriché du latin deradicatum.

[modifier] Gentissart

De l'ancien français chaitif (misérable qui a donné chétif) donc le défrichement misérable.

  • Chetissart (1567),
  • Gentil Sart au XIXème siècle.

[modifier] Rigenée

Sans doute propriété de Rison.

  • Resignées (1343),
  • Resseignies (1567),
  • Reignée (1760).

[modifier] Strichon

Du bas-latin [ex]sterpionem: petit défrichement

[modifier] Villers-la-Ville

(voir aussi l'article sur l'histoire de Villers-la-Ville)

Au début (XIIème siècle), la commune s'appelait simplement villare (Villers). Ensuite, à partir de 1300, pour distinguer le village de l'abbaye de Villers, on a ajouté au nom du premier la ville (le village). On trouvera donc

  • Villare in Darnoensi dans le pagus Darnoensi, pays de Darnau [4] (1033)
  • Villari allodi, alleu de Villers (1153)
  • Villari Villa (1312)
  • Villeir Vil (1343)
  • Villeir Ville (1371)
  • Viller Ville (1381, 1400, 1436, 1618)
  • Viller le vil (1405)
  • Viller le Ville (1459, 1543)
  • Viller la Ville (1474)
  • Villeir le ville (1601)
  • Villers-la-Ville (à partir de 1617)

[modifier] Châtelet

Du roman castellinum, diminutif de castellum, le château. Soit donc, le petit château.

[modifier] Etoile

Carrefour de plusieurs chemins ruraux.

[modifier] Hollers

D'une racine germanique: larris aux trous. Un larris est une terre non cultivé, un terrain inégal voire une colline ou une côte.

[modifier] Notes et références

  1. Le Comté de Namur / cartographie par F. du Vivier
  2. Carte topographique du comté de Namur / levée géométriquement sur les lieux, commencée à mettre au jour par le feu Sr Jaillot géographe ordinaire du roy et achevée par Mles Jaillot ses soeurs
  3. dans du Cange, et al., Glossarium mediae et infimae latinitatis, éd. augm., Niort : L. Favre, 1883‑1887
  4. Région qui englobe notamment Gembloux. Le nom du pagus, plus tard comté, vient de la rivière Orneau qui traverse Gembloux
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